Bertha Parker Pallan, la première femme de la terre

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Elle est la toute première femme native américaine à être archéologue. Toute jeune, elle accompagnait son père sur ses fouilles personnelles, qui était un éminent archéologue, président de la Société d’Archéologie Américaine. Elle est surtout connue pour avoir fait la découverte des plus vieux ossements humains aux États-Unis, sur le site Gypsum Cave. Sérieuse, elle conduisait ses recherches sur le terrain sans la moindre formation universitaire et impressionnait ses collègues par ses trouvailles qui forçaient le respect. Pendant son temps libre, l’archéologie ne la quittait pas et elle partait en exploration dans les caves les plus inaccessibles pour faire de nouvelles fouilles. Pendant l’une d’entre elles, elle découvrit des os d’une espèce éteinte de paresseux terrestre géant et quelques outils anciens d’humains.

Elle a également publié de nombreux papiers dans des journaux pour expliquer ses découvertes.

Chien-Sihung Wu, la chinoise spoliée de Prix Nobel

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Physicienne d’origine sino-américaine, elle est spécialisée en physique nucléaire. Elle a notamment travaillé sur l’enrichissement de l’uranium pour le projet Manhattan. Ce projet était un nom de code secret qui visait à cacher les travaux sur la première bombe nucléaire, elle-même utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l’idée des États-Unis et la participation du Royaume-Uni et du Canada.

Comme Bertha, Chien-Shiung fut beaucoup encouragée par son père, en commençant par son prénom, dont le deuxième idéogramme signifie Héros et personnalité exceptionnelles. Contrairement à ce que l’on peut penser, celui-ci lui procura un environnement de travail et d’apprentissage très fournis. La jeune femme fut très brillante pendant ses études, terminant dans les meilleures de chaque promotion. Elle fait également de la politique en s’engageant dans des mouvements étudiants contre le Japon, qui avait des relations tendues avec la Chine au moment de ses études. Sa superviseuse l’encourage, ainsi que son oncle, à aller aux États-Unis pour obtenir son doctorat.

Là-bas, elle travailla avec Lee et Yang sur la désintégration des isotopes, mais ne partagera pas leur prix Nobel reçu en 1957, à cause du sexisme du comité de sélection bien qu’elle eut une part importante dans les recherches et découvertes menées.

Elle fut la première femme, en 1975, à être élue présidente de la Société américaine de physique.

Vera Rubin, l'amie des étoiles

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Vera est une scientifique américaine, astronome qui a notamment travaillé sur la matière noire et la rotation des étoiles dans les galaxies. Son père, ingénieur, lui construit un petit télescope pour qu’elle observe les constellations dont elle était tombée amoureuse en levant la tête vers le ciel le soir, à sa fenêtre.

« Dans ma chambre à coucher, le lit était sous une fenêtre orientée au Nord. À 10 ans j’ai commencé à regarder le ciel. À 12, je restais éveillée pour observer les étoiles pendant des heures... Il n’y avait rien de plus intéressant que les regarder chaque nuit »

Son professeur de physique, peu habitué des filles dans sa classe, lui conseillera, lorsqu’elle sera acceptée au Vassar College, de se tenir à l’écart de la science, qui n’approuve pas beaucoup la présence des femmes en ces milieux très masculins. Elle s’y plaira beaucoup et disposera de moyens afin de travailler, comme un télescope. Reconnue, elle devient l’assistante du professeur d’astronomie. Après son diplôme, elle se voit chargée d’étudier une lentille de fusée qui revient d’une expédition autour du Soleil.

Nouvellement mariée à Robert Rubin, chimiste et officier dans la Marine, elle retourne avec lui à Cornell où elle retrouve Richard Feynman, qu’elle avait déjà rencontré au Vassar College pendant une visite de ce premier. Pour son diplôme, elle étudie la vitesse des galaxies et remet un papier à son directeur de département, qui veut la présenter à la Société Américaine d’Astronomie. Mais des conditions sexistes l’empêchent d’y aller — elle attend en effet un bébé et n’est pas membre de la Société — et le professeur propose de lui voler son travail sous couvert d’une présentation en son nom. La jeune scientifique ne se laissera pas faire et avec son mari et son nouveau-né, va se rendre au congrès, malgré le froid et la neige. Malheureusement, elle sera mal reçue par ses collègues, mais cela ne la découragera pas le moins du monde.

Une vie scientifique bien remplie
Elle s’inscrit à Georgetown pour préparer son doctorat et sa thèse. Là-haut, le laboratoire n’était pas accessible pour les femmes, qui devaient rester à l’extérieur. Elle dû donc discuter avec son directeur de thèse à l’entrée.

De plus, elle devint la première femme à travailler à l’observatoire du Mont Palomar, car il n’y avait pas de toilettes pour les femmes, uniquement pour les hommes. La légende raconte que la physicienne découpa dans du papier une petite silhouette féminine qu’elle colla sur une des portes.

Recrutée par l’Institut Carnegie, elle verra son salaire réduit de tiers pour pouvoir rentrer à quinze heures avec ses enfants.

« J’ai accompli presque toute ma carrière à temps partiel. À 3 heures, j’étais à la maison pour m’occuper des enfants. »
Vera Rubin fut une lumière pour de nombreuses femmes scientifiques qui désiraient suivre la même carrière qu’elle, tout en marquant l’histoire. Elle fut un modèle de réussite, même sans prix Nobel qu’elle méritait et qu’on lui a pourtant toujours refusé. Ses six enfants furent également influencés par leur mère, devenant, en grandissant, tous des scientifiques.

Valentina Vladimirovna Terechkova, la scientifique qui marqua l'histoire de l'astronomie

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Valentina Vladimirovna Terechkova (en russe Валентина Владимировна Терешкова) est la première femme de l’histoire à aller dans l’espace et ainsi que la première cosmonaute soviétique. Elle était et reste la première femme à avoir réalisé un vol en solitaire dans l’espace, tout en étant la plus jeune. Elle fut choisie parmi quatre cents candidates pour commencer la formation sous la direction de Youri Gargarine, premier homme a avoir effectué un vol dans l’espace, avec quatre autres femmes. Son entrainement fut très physique et à cela se rajoutait le fait qu’elle était rejetée par ses collègues et peu considérée par le programme spatial russe. Ironie même, elle était plutôt utilisée comme outil de propagande pendant la guerre froide.

Au moment de son vol, elle fut surnommée la mouette (en russe чайка). Elle réalisa quarante-huit orbites autour de la Terre, et, bien que malade et dans l’inconfort, elle prit des photographies et remplit son rôle de cosmonaute. Elle marqua l’histoire en tant que cosmonaute.

Il faut attendre dix-neuf ans avant qu’une seconde femme russe ne se lance dans l’espace et une année de plus pour qu’une autre nationalité — en l’occurrence américaine — prenne part à la conquête de ce lieu inexploré. Elle manque, à un mois près, à être la plus jeune personne, tout genre confondu à aller dans l’espace, puisque Guernam Titov, détendeur du record, avait vingt-cinq ans et onze mois et elle vingt-six.

Valentina donna son nom à un cratère de la Lune et fut major-générale dans l’armée soviétique. Reconnue par la nation Russe, elle porta, en compagnie de quatre hommes, le drapeau olympique lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux d’hiver de 2014 à Sotchi.

Françoise Barré-Sinoussi, la scientifique française oubliée qui découvrit pourtant le VIH

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Françoise Barré-Sinoussi est une chercheuse française, spécialisée en virologie. Elle fut celle qui découvrit le virus de l’immunodéficience humaine, plus connu sous le nom de VIH et qui est à l’origine du SIDA. Elle travaillait avec Luc Montagnier et reçoit avec lui le prix Nobel de médecine en 2008. Ses recherches sur les rétrovirus commencent tôt, dès 1983 où elle met en culture, avec Luc Montagnier, des cellules d’un patient atteint d’un stade de pré-sida (identifié comme lymphadénopathie généralisée à l’époque). La découverture fut beaucoup disputée entre l’Institut Pasteur, où les deux scientifiques travaillaient, et le groupe Robert Gallo. La remise du prix Nobel a contribué à la reconnaissance du rôle majeur de l’Institut dans la découverte en question, bien que critiquée par les membres du groupe Robert Gallo.

Françoise Barré-Sinoussi prend ensuite la tête de nombreux laboratoires qui font des recherches sur le rétrovirus et le vaccin possible contre le VIH. Elle tente également de déterminer les conditions de protection au Virus.

Depuis 2017, elle est présidente du Sidaction, association française créée en 1994 pour la lutte contre le Sida.

Margaret Hamilton, la mathématicienne qui sauva la NASA

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Margaret Hamilton est une informaticienne et mathématicienne américaine. Elle fut directrice du département du génie logiciel du MIT qui a élaboré le système embarqué la mission spatiale Apollo. Dès dix-sept ans, elle commence à réaliser des programmes informatiques et intègre le Massasuchetts Institute of Technology dans l’optique de développer des programmes météorologiques. Elle travaille sur de nombreux projets, qui l’amènent a être recrutée par la NASA. Les logiciels qu’elle conçoit permettent la navigation et l’atterrissage sur la Lune. Ces applications devinrent cruciales pour la mission Apollo 11, première mission spatiale américaine qui vit un homme poser le pied sur Lune. Le travail de Margaret Hamilton fit alunir en toute sécurité le module Apollo, malgré une surcharge de l’ordinateur principal qui empêcherait une pose en toute tranquillité sur ces sols inexplorés.

Elle est une exception et une précurseure en matière scientifique et marqua l’histoire dans sa branche. En effet, le milieu technique était majoritairement masculin et très fermé aux femmes. Elle s’attaqua alors à une sphère peu reconnue, même par les hommes. Elle était aussi la visée de remarques sexistes qui lui reprochaient de ne pas s’occuper de sa petite fille et de s’inquiéter uniquement de sa carrière. Malgré ses réalisations, le rôle des femmes n’a pas cessé de décroitre depuis lors dans le domaine informatique et astronomique. Pour remédier à cela, une Américaine décida de lancer un projet de figurine Lego mettant en avant les femmes ayant travaillé pour la Nasa et Margaret Hamilton, avec sa pile de codes très connue en fait partie. Cela pourra permettre aux petites filles de s’échapper des étaux sexistes du shopping et de la beauté proposée par la branche Lego Friends.

Marie Curie, la célèbre scientifique

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Née Maria Salomea Skłodowska, la scientifique polonaise naturalisée française est éminament reconnue par la communauté avec son mari, Pierre Curie. Elle a cette particularité d’avoir reçu deux prix Nobel, un en physique en 1903 et le second en chimie en 1911. Elle fut la première femme à obtenir cette grande distinction et reste, à ce jour, la seule à en avoir eu deux. Elle travailla notamment sur la radioactivité naturelle et découvrit le radium et le polonium, qu’elle nomma en l’hommage à son pays natal, la Pologne.

Lorsqu’elle commence ses travaux sur la radioactivité, vite rejointe par son mari, elle extrait de la pechblende, un minerai contenant de l’uranium, deux nouveaux éléments quatre cent et neuf cent plus radioactifs que l’uranium. À l’époque, on ne savait pas que les éléments radioactifs, comme ces deux découvertes pouvaient avoir de graves effets sur la santé. Elle travaillait donc sans la moindre protection et cette ignorance lui couta la vie. La femme, intelligente, pensa rapidement que ses travaux étaient à l’origine de son mal-être. Bien qu’atteinte d’une leucémie radio-induite et d’une anémie aplasique, elle continue à travailler pour l’Institut du radium, servant les sciences jusqu’à son hospitalisation dans le sanatorium où elle décèdera.

Marie Curie est une scientifique extrêmement reconnue pour ses travaux sur les éléments physiques et les nations françaises et polonaises lui rendent hommage de multiple façon : nom de rue, de musée, elle a été déplacée au Panthéon pour son propre mérite. De plus, elle inspirera de nombreuses femmes par son parcours dans ce monde d’homme et son intelligence jamais dénigrée, tout en marquant l’histoire.

Vous souhaitez voir plus de grandes femmes ? Consultez notre catégorie : Les grandes dames de l'Histoire.